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USA-Vénézuela : Échange téléphonique entre Trump et Maduro, Caracas toujours en alerte d’une agression

Ce dimanche 30 novembre, le président américain, Donald Trump, a confirmé avoir eu un appel téléphonique avec son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro. Depuis quelques mois, les relations entre Washington et Caracas se sont dangereusement dégradées. L'administration américaine a déployé ses troupes dans la mer des Caraïbes, et mis la tête du président vénézuélien à prix. Ces actions, selon l’administration américaine, sont menées contre le narcotrafic. Caracas, de son côté, dénonce une agression à venir des États-Unis en vue de s'accaparer de leur pétrole.

Ce dimanche 30 novembre, le président américain, Donald Trump, a confirmé avoir eu un appel téléphonique avec son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro. Depuis quelques mois, les relations entre Washington et Caracas se sont dangereusement dégradées. L’administration américaine a déployé ses troupes dans la mer des Caraïbes, et mis la tête du président vénézuélien à prix. 

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, participe à un rassemblement contre une éventuelle escalade des actions américaines envers son pays, sur la base militaire de Fort Tiuna, à Caracas, le 25 novembre 2025. LEONARDO FERNANDEZ VILORIA / REUTERS
Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, participe à un rassemblement contre une éventuelle escalade des actions américaines envers son pays, sur la base militaire de Fort Tiuna, à Caracas, le 25 novembre 2025. LEONARDO FERNANDEZ VILORIA / REUTERS

Ces actions, selon l’administration américaine, sont menées contre le narcotrafic. Caracas, de son côté, dénonce une agression à venir des États-Unis en vue de s’accaparer de leur pétrole. 

Une opportunité de départ offerte à Maduro

« Je ne dirais pas que cela s’est bien ou mal passé, c’était un appel téléphonique », a déclaré Donald Trump à bord de Air Force One. Pour le président américain, Nicolas Maduro joue un rôle prépondérant dans le trafic de produits stupéfiants à destination des États-Unis. Une position qui l’a conduit à déployer un puissant dispositif militaire dans la région.

Le sénateur républicain américain, Markwayne Mullin, a déclaré que Washington avait offert à Maduro de quitter son pays. « Nous avons donné à Maduro une opportunité de partir, nous lui avons dit qu’il pouvait partir pour la Russie ou qu’il pouvait aller dans un autre pays », a-t-il déclaré. 

Fermeture de l’espace aérien vénézuélien par Donald Trump

Ce samedi, le président américain avait considéré comme fermé l’espace aérien venezuelien. “À toutes les compagnies aériennes, pilotes, trafiquants de drogue et trafiquants d’êtres humains, veuillez considérer que l’espace aérien au-dessus et autour du Venezuela est totalement fermé. Merci de votre attention. PRÉSIDENT DONALD J. TRUMP” a-t-il écrit sur son réseau social Truth. 

A la suite de cette annonce, six compagnies aériennes ont suspendu leur liaison avec le Venezuela. De nombreuses lignes brésiliennes ont dû rallonger leurs trajets, et une alerte niveau 2 a été émise par le ministère des affaires étrangères.

Jeudi dernier, Donald Trump avait déjà déclaré que l’armée américaine allait commencer à mener des frappes via des opérations terrestres contre les trafiquants de drogue vénézuélien. Cette affirmation avait été critiquée par les parlementaires américains, républicains et démocrates. 

Caracas dénonce une invasion imminente

Depuis le début du mois de septembre, plus de 20 navires ont été coulés, et 83 personnes au moins y ont trouvé la mort. L’administration américaine, sans fournir de preuves, confirme que ces navires servaient au trafic de drogue. Ces actions extrajudiciaires alimentent les tensions entre Nicolas Maduro et Donald Trump. 

Le président venezuelien, conscient de sa faiblesse comparé à la puissance américaine, cherche à tempérer la situation. Non à la guerre, mais oui à la discussion, a-t-il martelé à plusieurs reprises. 

Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, a déclaré à la presse ce dimanche avoir recueilli des témoignages de familles vénézuéliennes assassinées. Selon Mr. Rodriguez,le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, aurait ordonné que tous les passagers d’un bateau soient tués lors d’une frappe. Les militaires ont donc visé une deuxième fois des personnes à l’eau. 

Ces actes, dit-il, si nous étions en train de guerre, seraient qualifiés de crimes de guerre. Sauf que, vu qu’il n’y a aucune déclaration de guerre entre ces deux pays, il ne peut être qualifié que d’assassinat et d’exécution extrajudiciaire. 

Ces derniers jours, beaucoup d’avions de combat américains ont été aperçus à quelques dizaines de kilomètres des côtes vénézuéliennes. Depuis près d’un quart de siècle, les États-Unis et le Venezuela sont en froid. 

Toutefois, cette tension semble s’approcher de son summum. On ne peut rien prédire sur ce qui est à venir, mais le pire peut être envisagé.

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