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Nicolas Maduro plaide non coupable devant un tribunal de New York

Le président vénézuélien déchu, Nicolás Maduro, va rester incarcéré à New York et comparaîtra de nouveau le 17 mars, a ordonné lundi le juge Alvin Hellerstein lors de l’audience conduite dans le Southern District de Manhattan. Capturé samedi par l’armée américaine, Maduro a plaidé non coupable aux accusations fédérales de trafic de drogue et a réaffirmé devant le tribunal : « Je suis toujours le président de mon pays. Je suis innocent, je ne suis coupable de rien. Je suis un homme honnête. » Son épouse, Cilia Flores, 69 ans, comparaissait à ses côtés et a également plaidé non coupable.

Le président vénézuélien déchu, Nicolás Maduro, va rester incarcéré à New York et comparaîtra de nouveau le 17 mars, a ordonné lundi le juge Alvin Hellerstein lors de l’audience conduite dans le Southern District de Manhattan. Capturé samedi par l’armée américaine, Maduro a plaidé non coupable aux accusations fédérales de trafic de drogue et a réaffirmé devant le tribunal : « Je suis toujours le président de mon pays. Je suis innocent, je ne suis coupable de rien. Je suis un homme honnête. » Son épouse, Cilia Flores, 69 ans, comparaissait à ses côtés et a également plaidé non coupable.

Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, est escorté jusqu’au tribunal fédéral de New York pour sa comparution, le 5 janvier 2026. ADAM GRAY/REUTERS
Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, est escorté jusqu’au tribunal fédéral de New York pour sa comparution, le 5 janvier 2026. ADAM GRAY/REUTERS

Des partisans et opposants mobilisés à Manhattan

Quelques dizaines de partisans et opposants de l’ancien président se sont rassemblés aux abords du tribunal, se faisant face. Parmi eux, Angel Montero, Vénézuélien de 36 ans, a déclaré : « Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, et c’est le plus beau cadeau que j’aie jamais reçu », remerciant Donald Trump pour l’opération ayant permis la capture de Maduro. À Caracas, de nombreux députés ont scandé « Allez Nico » pour soutenir leur président déchu lors de l’ouverture d’une nouvelle session de l’Assemblée nationale.

Un acte d’accusation détaillé et sévère

Maduro et son épouse sont visés par un nouvel acte d’accusation publié samedi aux États-Unis, aux côtés de quatre autres personnes, dont le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, et le fils de Maduro, Nicolás Maduro Guerra. Selon le document judiciaire, le leader vénézuélien dirigeait « un gouvernement corrompu et illégitime » ayant utilisé le pouvoir de l’État pour promouvoir des activités illégales, notamment le trafic de drogue, consolidant ainsi l’emprise de l’élite politique et militaire du pays. Il est notamment accusé de s’être allié à des guérillas colombiennes et à des cartels criminels pour acheminer des tonnes de cocaïne vers les États-Unis.

La vice-présidente par intérim montre des signes d’ouverture

Suite à l’opération américaine, Delcy Rodríguez a été nommée dirigeante vénézuélienne par intérim. Elle a exprimé sa volonté de coopérer avec Washington dans le cadre de relations « équilibrées et respectueuses, fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence ». Son premier geste d’ouverture intervient après l’avertissement de Donald Trump selon lequel elle pourrait subir un sort pire que celui réservé au président déchu si elle ne se conformait pas aux exigences américaines. Le fils de Maduro, Nicolás Maduro Guerra, a exprimé son « soutien inconditionnel » à Delcy Rodríguez et assuré que son père et sa belle-mère « reviendront ».

Contestations et inquiétudes internationales

L’intervention américaine a été vivement critiquée sur la scène internationale. Plusieurs pays contestent sa légalité, présentée par Washington comme une « opération de police ». Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, António Guterres a appelé au respect de l’indépendance politique des États. En Europe, l’Union européenne et la France, via Emmanuel Macron, ont exprimé leur inquiétude, affirmant que la « méthode utilisée » par les États-Unis n’était « ni soutenue ni approuvée ».

Bilan humain et implications régionales

Selon Cuba, 32 membres de ses services de sécurité ont été tués lors de l’opération, qui démontre l’implication de l’île en soutien au gouvernement vénézuélien. Donald Trump a estimé que « Cuba est prêt à tomber » sans l’appui des revenus pétroliers vénézuéliens, et a évoqué l’idée d’une opération similaire en Colombie. Il a également réaffirmé son intérêt pour les vastes réserves de pétrole du Venezuela, déclarant qu’il autoriserait les compagnies américaines à exploiter le pétrole du pays, dont une partie serait actuellement vendue sur le marché noir à destination, notamment, de la Chine.

Présence militaire américaine au large des côtes

Bien qu’aucune force américaine connue ne soit restée sur le territoire vénézuélien, une présence navale massive, incluant un porte-avions, demeure au large des côtes, témoignant de la vigilance de Washington et de son contrôle sur la région.

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