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Israël autorise l’ouverture du passage frontalier entre Rafah et Gaza

Le passage frontalier entre Rafah et Gaza, fermé depuis mai 2024, à l’exception d'une brève période début 2025, a rouvert ce lundi 2 février. Cette réouverture, encore très symbolique, permet la circulation des habitants des deux côtés de la frontière, sous un contrôle complet israélien. L'ouverture, selon les responsables du ministère de la Santé, a permis à des blessés de guerre de traverser la frontière à bord de quelques ambulances. Cette réouverture a longtemps été réclamée par l'ONU, et certaines organisations humanitaires.

Le passage frontalier entre Rafah et Gaza, fermé depuis mai 2024, à l’exception d’une brève période début 2025, a rouvert ce lundi 2 février. Cette réouverture, encore très symbolique, permet la circulation des habitants des deux côtés de la frontière, sous un contrôle complet israélien. L’ouverture, selon les responsables du ministère de la Santé, a permis à des blessés de guerre de traverser la frontière à bord de quelques ambulances. Cette réouverture a longtemps été réclamée par l’ONU, et certaines organisations humanitaires. 

Arrivée de camions en provenance d’Egypte transportant de l’aide humanitaire à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, après leur passage par le point de passage de Rafah, le 1ᵉʳ février 2026. BASHAR TALEB/AFP
Arrivée de camions en provenance d’Egypte transportant de l’aide humanitaire à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, après leur passage par le point de passage de Rafah, le 1ᵉʳ février 2026. BASHAR TALEB/AFP

Annoncée par les autorités israéliennes d’abord le 22 ensuite le 26 janvier pour une réouverture imminente, la réouverture de ce passage poursuit les 20 points du plan de paix de Trump. La mise en application de cette ouverture intervient après une visite des émissaires du président américain Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff. En visite le dimanche 25 janvier en Israël, ils auraient exhorté le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à rouvrir le passage sans attendre la restitution de la dernière dépouille, ce qui était une condition imposée par les autorités israéliennes. Toutefois, le dernier otage a été identifié le lundi 26 janvier. Il s’agit de Ran Gvili, retrouvé enterré dans un cimetière dans le nord de l’enclave palestinienne.

Un passage sous haute surveillance

Selon les autorités israéliennes, 50 personnes sont autorisées à transiter chaque jour dans les deux sens lors des premiers jours de cette réouverture. Ce lundi, 150 personnes ont quitté Gaza selon la télévision israélienne Kan, parmi lesquelles 50 malades.

Le conditionnement du passage est lié à une autorisation sécuritaire préalable, pour sortir ou entrer, avec une coordination égyptienne et sous la supervision de la mission européenne à Rafah. Les Palestiniens qui veulent retourner à Gaza sont autorisés à emporter un nombre restreint de bagages, aucun objet métallique ou électronique n’est autorisé, et avec une quantité de médicaments définie, selon ce qu’a déclaré l’ambassade palestinienne au Caire. 

Une mesure annonciatrice d’espoir pour les gazaouis

Cette mesure de rouvrir le passage va permettre l’entrée aux 15 membres du comité national pour l’administration de Gaza, de rentrer et de gérer le territoire pour une période transitoire sous l’autorité du conseil de la paix de Donald Trump. La date de leur entrée n’est pas encore définie.

Pour les gazaouis, qui faisaient face à une grande crise humanitaire, ce passage représente pour eux une bouée d’air et une reconnexion au monde. Plusieurs blessés, dont les conditions ne faisaient qu’empirer, pourront bénéficier d’intervention chirurgicale à l’extérieur. 

Graduellement, cette réouverture se fera de plus en plus globale. Elle permettra de passer à la seconde phase du plan de paix, qui consiste en le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l’armée israélienne de la bande de Gaza, et le déploiement d’une force internationale. 

Pour l’heure, les organisations internationales ne sont pas encore autorisées à passer la frontière. Le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas reste toutefois fragile vu que les deux parties continuent de s’accuser quotidiennement d’en violer les clauses.

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