Ce jeudi 30 avril, les prix du pétrole ont connu une hausse considérable. Le prix du baril de Brent s’est envolé de 5%, ce qui l’a approché des 125 dollars. Cette hausse s’est produite après l’évocation d’un blocus prolongé du détroit d’Ormuz par la Maison-Blanche ce mercredi après-midi.
Vers 4h45 ce jeudi, le baril de Brent de la mer du Nord s’est envolé à 7%, atteignant 125,60 dollars, ce qui représente le double du cours avant l’attaque lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, la situation reste tendue au détroit d’Ormuz, passage par lequel transite un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde. D’un côté, les Américains bloquent les ports iraniens, empêchant tout bateau d’entrer ou de sortir, et de l’autre, les autorités iraniennes verrouillent le détroit d’Ormuz. Un bras de fer qu’aucune des parties ne veut perdre.
Près de 42 bateaux tentant de violer le blocus ont été interceptés, et 41 tankers ne peuvent pas quitter l’Iran, selon l’amiral Brad Cooper, commandant américain pour le Moyen-Orient. Il juge par ailleurs le blocus hautement efficace.
Un blocus de plusieurs mois
Ce mercredi, un haut responsable de la Maison-Blanche a indiqué que l’administration Trump envisageait de poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire. Cette annonce a mis le feu aux poudres, et le marché s’est emballé. L’inquiétude s’est accentuée ce jeudi matin avec la publication d’un article du média Axios, affirmant que Donald Trump devait être briefé par l’armée sur de nouvelles actions militaires possibles contre l’Iran.
Face à cette possible escalade, le président Vladimir Poutine a mis en garde Donald Trump contre des conséquences dommageables non seulement pour ses voisins, mais aussi pour l’ensemble de la communauté internationale.
Pete Hegseth jugé incompétent par la chambre des représentants
En parallèle de cette flambée économique et de cette volatilité du marché, la tension est également politique à Washington. Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a eu une première audition ce mercredi à la Chambre des représentants. Les députés américains n’y sont pas allés de main forte avec le ministre de la guerre, catastrophe géopolitique, désastre stratégique, incompétence…
Pete Hegseth a été mis à mal par les élus. Selon le secrétaire à la défense, la guerre en Iran a coûté 25 milliards de dollars aux trésoreries américaines. Toutefois, un tel montant se justifie selon lui, par une seule question : quel est le prix à payer pour faire en sorte que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire ?
Selon plusieurs observateurs, le marché pétrolier va faire face à un choc durable. Le fait que les exportations américaines aient atteint des niveaux records signifie qu’il ne s’agit plus d’une hausse cyclique du pétrole. Cette hausse des prix de l’énergie fait grimper les anticipations d’inflation et met les banques centrales dans un certain inconfort, avance Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

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