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Trump annonce suspendre son projet d’accompagner les bateaux commerciaux bloqués au détroit d’Ormuz

Ce dimanche 3 mai, Donald Trump avait annoncé en grande pompe une opération baptisée “Projet Liberté”, destinée à escorter les navires commerciaux bloqués dans le détroit d'Ormuz. L'opération devait démarrer dès le lendemain, avec des bâtiments de la Navy chargés d’assurer le passage maritime de ces navires. Pourtant, l’opération n'aura pas tenu deux jours.  Mardi soir, le président américain a annoncé sur son réseau social la suspension de l'opération pour une courte période. Cette suspension serait due à des grandes avancées dans les négociations avec l'Iran.

Ce dimanche 3 mai, Donald Trump avait annoncé en grande pompe une opération baptisée “Projet Liberté”, destinée à escorter les navires commerciaux bloqués dans le détroit d’Ormuz. L’opération devait démarrer dès le lendemain, avec des bâtiments de la Navy chargés d’assurer le passage maritime de ces navires. Pourtant, l’opération n’aura pas tenu deux jours. 

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 4 mai 2026 à la Maison Blanche, à Washington. (ANDREW LEYDEN / NURPHOTO / AFP)
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 4 mai 2026 à la Maison Blanche, à Washington. (ANDREW LEYDEN / NURPHOTO / AFP)

Mardi soir, le président américain a annoncé sur son réseau social la suspension de l’opération pour une courte période. Cette suspension serait due à des grandes avancées dans les négociations avec l’Iran. 

Un cadeau en suspens

S’exprimant ce mardi 5 mai devant la presse, le secrétaire de la Défense, Pete Hegseth, parlait de l’opération comme un cadeau fait au monde entier. L’opération “Projet Liberté”, serait une aubaine de l’armée américaine donné au monde pour le rétablissement de la navigation dans le détroit d’Ormuz, estime t-il. Une interruption qui est par ailleurs, une conséquence directe de la guerre lancée illégalement par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

Et pourtant, le soir, Donald Trump a annoncé la suspension de la livraison de ce cadeau. “Compte tenu de l’énorme succès militaire et des grands progrès accomplis en vue d’un accord complet définitif avec les dirigeants iraniens, le projet liberté sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l’accord peut être finalisé et signé”, a-t-il écrit. 

Aveu de faiblesse ou réelle avancée dans les négociations ?

Ce revirement est perçu par plusieurs observateurs comme un aveu de faiblesse à demi-mot de l’administration Trump. Il serait dû à un réajustement de l’administration américaine suite aux frappes lancées par les autorités iraniennes, et non à de réelles avancées dans les négociations. En effet, ce lundi, les autorités émiraties avaient déclaré être la cible de plusieurs frappes dirigées depuis l’Iran. Et le commandement américain pour la région, CENTCOM, avait également déclaré que l’Iran avait tiré des missiles et des drones contre des bâtiments militaires américains. 

Un haut-gradé iranien avait réagi à ces déclarations, assurant que Téhéran se protégeait contre la menace américaine qui se profilait à l’horizon au travers de l’opération “Projet Liberté”. Une opération dont l’application équivaudrait à une violation du cessez-le-feu selon l’Iran. Washington avait alors réagi, mettant en garde Téhéran contre ces attaques sur ce qu’ils ont à faire, et ce qu’ils ne doivent pas faire, sans toutefois les accuser d’avoir violé la trêve en vigueur depuis le 8 avril. 

Une administration qui avance à tâtons selon certains

Les revirements de Trump sur certains sujets se font de plus en plus récurrents ces derniers temps. L’administration alterne le chaud et le froid, laissant place à une totale imprévisibilité dans sa politique étrangère. Pour certains, cette politique de tâtonnements est la ligne directrice de l’administration Trump. Elle avancerait ainsi sans une politique établie avec des objectifs clairs, privilégiant une approche pragmatique et évolutive en fonction des rapports de force. 

Par ailleurs, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, doit rencontrer ce mercredi en Chine son homologue chinois, pour discuter de la guerre au Moyen-Orient. Cette visite est un préalable à celle que doit effectuer Donald Trump à Pékin le 14 et le 15 mai.

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