Nicolas Sarkozy, ancien président de la République française (2007-2012), est attendu à la prison de la Santé à Paris le mardi 21 octobre 2025 pour purger une peine de cinq ans de prison. Il ne lui reste donc plus que quelques jours de liberté.

Ce lundi 13 octobre, l’ancien chef d’État a été convoqué à 14h par le Parquet national financier (PNF) au tribunal de Paris pour connaître les détails de son incarcération. Selon une source proche du dossier citée par CNEWS, il a pris connaissance de la date et du lieu de détention. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué à l’issue de ce rendez-vous, et Nicolas Sarkozy a quitté le parquet à 14h25, sans s’exprimer devant les journalistes. Son avocat, Christophe Ingrain, n’a pas non plus fait de déclaration.
Incarcération dans un « quartier vulnérable »
L’ancien président sera détenu à la prison de la Santé, dans le 14e arrondissement de Paris, qui dispose d’un quartier vulnérable (QPV). Cette mesure concerne les détenus nécessitant une protection particulière. Seules deux prisons d’Île-de-France disposent de ce type de quartier : la Santé et Fleury-Mérogis.
En rejoignant cet établissement, Nicolas Sarkozy s’ajoutera à la liste des personnalités notoires passées par la prison de la Santé, parmi lesquelles figurent le terroriste Carlos, Maurice Papon, Jérôme Kerviel, Guillaume Apollinaire, Bernard Tapie ou Patrick Balkany.
Contexte de la Condamnation
Nicolas Sarkozy a été condamné dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Lors de ce procès, plusieurs proches de l’ancien président ont été reconnus coupables d’avoir servi d’intermédiaires pour faciliter le versement de fonds par le régime de Mouammar Kadhafi.
L’ancien président avait fait appel de cette condamnation. Sa peine, assortie d’une exécution provisoire, reste donc applicable en attendant un nouveau jugement.
Relaxé sur certaines accusations
Sarkozy a été relaxé des accusations de recel de détournement de fonds publics, de corruption passive et d’infractions au code électoral. Tout au long de la procédure, il a défendu la thèse d’un complot pour lequel il avait été mis en examen en mars 2018.


