Ce mercredi 7 mai, le président américain a jugé très possible un accord de paix avec l’Iran. Selon le républicain, ils auraient eu de très bonnes discussions dans les dernières heures, et un accord semblait proche. Cette annonce a provoqué une baisse des prix du pétrole, ainsi qu’une hausse des marchés boursiers.

De très bonnes discussions dans les 24 heures
“Nous avons eu de très bonnes discussions dans les dernières 24 heures et il est très possible que nous passions un accord”, a déclaré le président. Il avait un peu plus tôt évoqué la possibilité d’un accord tout en menaçant l’Iran en cas d’échec.
“Si l’Iran accepte de donner ce qui a été convenu, ce qui est peut-être une supposition importante, la déjà légendaire opération furie sera terminée. Mais s’il n’accepte pas, les bombardements commenceront, et ce sera, malheureusement, à un niveau et avec une intensité bien plus forte qu’avant”, a-t-il menacé sur son réseau social Truth.
L’Iran reste ouvert aux négociations
Du côté iranien, le principal négociateur, Mohammad Bagher Ghalibaf, juge que Washington veut obtenir une reddition de Téhéran. Selon le diplomate, les États-Unis utilisent une nouvelle stratégie en vue de détruire la cohésion du pays. Toutefois, le porte-parole de la diplomatie de la République islamique, Esmaïl Baghaï, ne ferme pas la porte à la négociation. Il a affirmé que l’Iran examinait toujours le plan et la proposition américaine.
L’annonce de Donald Trump a fait réagir le marché financier. À Tokyo, l’indice Nikkei a bondi de 5,53% peu après 4h30 GMT ce jeudi. Tandis que le cours du baril de Brent a connu une chute de 8%, le ramenant ici à 101,27 dollars.
Une troisième série de négociations à venir pour le Liban et Israël
En parallèle des possibles avancées dans les négociations avec l’Iran, le département d’État américain a confirmé qu’il accueillerait la troisième série de négociations de paix entre Israël et le Liban. Ces séances de négociations doivent se tenir les 14 et 15 mai à Washington, entre les représentants des deux pays, faisant suite aux deux précédents rounds.
Lors du premier round, les négociations s’étaient déroulées au niveau des ambassadeurs. Israël et le Liban avaient discuté d’un cadre pour un accord de paix, prévoyant d’un côté le retrait d’Israël du Liban, et de l’autre le désarmement du Hezbollah par le Liban.
Au second tour des négociations, les États-Unis avaient annoncé la prolongation de la trêve entre Israël et le Hezbollah de trois semaines. Toutefois, ce cessez-le-feu n’a pas été respecté par Israël, qui continue de bombarder régulièrement des zones frontalières, et d’élargir sa zone tampon, causant ainsi de nombreux morts et des millions de déplacés.
Samuel Mintor


