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Trois morts et plusieurs cas confirmés : l’hantavirus sème l’alerte sur un navire de croisière

L’Organisation Mondiale de la Santé a confirmé que cinq cas d’hantavirus ont été officiellement détectés parmi huit cas suspects recensés à bord du navire de croisière MV Hondius, actuellement attendu aux îles Canaries le dimanche 10 mai. Trois décès ont déjà été enregistrés dans le cadre de ce foyer sanitaire.

L’Organisation Mondiale de la Santé a confirmé que cinq cas d’hantavirus ont été officiellement détectés parmi huit cas suspects recensés à bord du navire de croisière MV Hondius, actuellement attendu aux îles Canaries le dimanche 10 mai. Trois décès ont déjà été enregistrés dans le cadre de ce foyer sanitaire.

Des agents de santé en équipement de protection évacuent des patients du navire de croisière MV Hondius dans un port de Praia, au Cap-Vert, mercredi. - M. Apawu/AP/SIPA
Des agents de santé en équipement de protection évacuent des patients du navire de croisière MV Hondius dans un port de Praia, au Cap-Vert, mercredi. - M. Apawu/AP/SIPA

Les hantavirus sont des virus transmis principalement par des rongeurs et peuvent provoquer des maladies graves chez l’être humain. La contamination survient généralement après un contact avec des rongeurs infectés ou avec leurs urines, excréments ou salive. Le virus concerné dans ce cas est le virus Andes, présent en Amérique latine, considéré comme la seule souche d’hantavirus pouvant entraîner une transmission limitée entre humains. 

Une surveillance renforcée autour des passagers

Les autorités sanitaires poursuivent leurs investigations afin d’identifier l’origine exacte de la contamination, sans qu’aucune conclusion définitive n’ait encore été établie. L’OMS estime également que d’autres cas pourraient apparaître dans les prochaines semaines, la période d’incubation du virus Andes pouvant atteindre six semaines.

Malgré ces nouveaux cas, les responsables de l’OMS ont insisté sur le fait qu’il ne s’agit ni d’une épidémie mondiale ni du début d’une pandémie. Selon l’organisation, le virus Andes, bien qu’il puisse provoquer des transmissions limitées entre humains, reste beaucoup moins contagieux que les grands virus respiratoires connus.

Des patients évacués vers les Pays-Bas et Espagne 

Deux médecins cap-verdiens sont intervenus à bord du navire afin de prendre en charge plusieurs passagers présentant des symptômes compatibles avec l’hantavirus. Trois personnes ont ensuite été évacuées vers les Pays-Bas pour y recevoir des soins. Deux d’entre elles seraient dans un état stable tandis qu’une troisième ne présenterait plus de symptômes.

Les autorités espagnoles ont également identifié une personne présentant des symptômes légers après avoir voyagé dans le même avion qu’une ressortissante néerlandaise décédée du virus. Cette personne, localisée à Alicante, a été placée en isolement préventif en attendant les résultats des analyses médicales. Une autre personne ayant également été en contact avec la victime aurait quitté l’Espagne pour l’Afrique du Sud.

Les experts appellent à la vigilance

Le virologue Gustavo Palacios estime qu’il n’existe pas, à ce stade, de risque de pandémie lié à cette souche d’hantavirus. Il recommande toutefois un suivi strict des cas contacts ainsi qu’un auto-isolement préventif afin de limiter toute éventuelle transmission secondaire.

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